La théière d’Hommes, Usages, Ornements, dix ans plus tard devient le centre d’un nouveau projet. Pour La folle du logis, chacune des pièces de la Maison Hamel-Bruneau a été investie en tenant compte de sa fonction d’origine. Je me suis installée au salon, face au fleuve Saint-Laurent, avec ma grosse théière de bois accompagnée d’un minuscule transatlantique sculpté à même quelques carrés de sucre. Seul le titre la rattache, avec ironie, à ses origines.
Un projet qui met à l’épreuve la réexposition et qui questionne la légitimité d’une réinterprétation d’une œuvre au sein d’une nouvelle installation.
Ce questionnement a fait l’objet d’une conférence au 72e Congrès de l’Acfas à l’Université du Québec à Montréal (mai 2004) dans le cadre d’un colloque portant sur L’art contemporain réexposé: gestes d’artistes et de restaurateurs. Un texte intitulé Le troc des places publié dans la revue Espace, automne 2004 rend compte de ces réflexions.
Théière : bois cèdre, cire, pigments colorés à l’huile
Sculpture formée de plusieurs cercles octogonaux de différentes tailles, dont les angles extérieurs ont été rabotés et polis comme une porcelaine. Aucun couvercle ne dissimule l’intérieur ni son bâti d’origine laissé au naturel.
135 x 115 x 105cm
Transatlantique
Carrés de sucre blanc sculptés, vernis acrylique mat transparent
10cm longueur x 6 cm hauteur.
1999 SAILING THE OPEN SEA
La folle du logis (The Imagination), group exhibition
Maison Hamel-Bruneau, Québec City

